Aclald II – Utilisation


CE QUE VOUS ALLER TROUVER :
UN GUIDE POUR DEBUTER SANS EMBROUILLE AVEC CES PEINTURES ALUMINIUM.
CE QUE VOUS NE TROUVEREZ PAS :
1) LE GUIDE ULTIME SUR CETTE PEINTURE PAR UN PRO QUI A DES ANNES D’EXPERIENCE AVEC, QUI SAIT TOUT. IL Y A D’AUTRES AVIS SUR L’ALCLAD… PROBABLEMENT D’AUTRES FAÇON DE S’EN SERVIR … TOUT AUSSI VALABLE QUE CELLE QUI EST EXPOSEE ICI.
2) LE COMPARATIF ABSOLU DE TOUTES LES PEINTURES ALUMINIUM DESTINEES AUX MAQUETTISTES. D’AUTRES TYPES DE PEINTURES SONT SORTIES DEPUIS, PEUT-ETRE MEILLEURS ET / OU PLUS FACILE D’EMPLOI ; JE NE LE SAIS PAS POUR LA BONNE RAISON QUE JE N’AI PAS ESSAYE.

Ce guide est constitué des mes notes prise lors d’une démonstration de l’emploi de ces peintures réalisée par Olivier Souleys, au magasin Flight 66 en janvier 2003. Je n’y connaissais rien… j’ai appliqué… çà marche ! Et avec un résultat superbe par rapport à tout ce que j’avais pu essayer en peinture alu auparavant.

1- Préparation des surfaces :
L’état de surface doit être impeccable. L’alu ne pardonnant rien. Le meilleur polissage est souhaitable, par exemple avec du micromesh, set constitué de toiles à polir de plus en plus fines qui permet de lustrer le plastique au point de le rendre brillant.

2 – Les peintures ALCLAD II :
Ce sont des laques de type Enamel qui contiennent des pigments métalliques très fins. Il existe de nombreuses teintes : alus de différents types, magnésium, steel, exhaust… Les teintes sont miscibles entre elles. On ne peut les utiliser qu’avec un aérographe. Elles sont moins fines que les teintes alus de la marque Modelmasters mais elles sont aussi un peu plus résistantes. Elles tiennent sur tout support : plastique, résine, mastic… ce qui n’est pas les cas des précédentes.

3 – Sous couche ou pas ?
L’ALCLAD nécessite en théorie une sous couche, mais celle-ci n’est pas indispensable sur du plastique. O Soulleys a fait ce jour là une démonstration sur du plastique gris clair (type Hasegawa) et sur un fuselage blanc. Néanmoins, la sous couche est recommandée par le fabricant.
La sous couche blanche acrylique est passe partout. Si l’on désire une brillance +++ alors passer du noir enamel brillant : l’ALCLAD  » chrome  » sur une telle surface tourne au miroir et c’est proprement hallucinant. Des exemples de variation des teintes de la gamme en fonction de la sous couche sont disponibles sur le site  » www.aircraftresourcecenter.com « .

4 – Utilisation :
Pression de travail à l’aéro = 2 bars. Distance de travail 10 à 15 cm.
Dilution : O. Soulleys recommande de toujours diluer la teinte avec un diluant enamel (Humbrol par ex.) car sinon il y a risque d’accumulation de particule au fond du godet et l’aérographe risque de crachoter. Taux de dilution FAIBLE : « pifométriquement » 1/4 à 1 /5 eme au maximum. Il faut penser à tourner la peinture dans le godet de temps en temps + + + pour éviter que les particules tombent au fond.
Pulvérisation : commencer par une première couche très fine d’accrochage puis, sans attendre, recouvrir par de nombreux passages. Pour un effet correct, il faut consommer de la peinture + + +
Séchage : 12 à 24 heures.
Lustrage : au chiffon doux, chiffon à lunette, carré de démaquillage…
Nettoyage de l’aérographe : idéal = acétone s’il est en acier. Sinon diluant Enamel !
Attention à l’acétone sur les joints d’aérographe ; toujours pulvériser rapidement l’acétone et rincer ensuite sinon l’acétone ronge le plastic, la résine…
Et si c’est raté ? Ponçage de la maquette !

5 – Effets / masquage :
Plus on lustre, plus la teinte fonce ce qui permet déjà des variations.
Si l’on veut masquer, utiliser avec beaucoup de précaution des post-it, de la frisquette, du papier bien ajusté… et pulvériser une autre teinte. C’est plus résistant que les Modelmasters mais pas beaucoup plus ! Donc toujours appliquer le minimum de collant !

6 – Vernis :
Globalement les teintes sont assez brillantes et le chrome est vraiment  » flashy « . On peut vernir par-dessus avec un vernis Enamel ou autre mais la teinte ALCLAD perd alors beaucoup de sa brillance (50 % d’après les pros). Il vaut mieux donc la laisser sans sur-couche. Attention alors en manipulant la maquette ! Les gants en coton sont les bienvenus sous peine de trace de doigt. J’ai pour ma part l’expérience sans problème de vernis acrylique par dessus l’ALCLAD.

7 – Décalques :
Les ALCLAD n’aiment pas du tout l’eau ! Il faut retirer le maximum d’eau sur le papier support avant de faire glisser le décalque.
Ces teintes sont intolérantes aux produits de fixations pour décalques genre micro sol / micro set. J’ai crée quelques beaux halos en oubliant cela sur un Skyraider alu. On peut quand même appliquer le micro set sur le décalque (en l’ayant fendu sur les lignes de structure auparavant ou non) mais il ne faut pas déborder du décalque.
Si la teinte ALCALD utilisée est très brillante, on peut se dispenser de détourer les stencils car le  » silvering  » n’apparaît pas.

7 – Coexistence avec d’autres couleurs :
Il vaut mieux peindre les autres couleurs avant, puis masquer et pulvériser les Alclad en dernier. La peinture appliquée en premier peut être poncée délicatement (2000 à l’eau) pour éviter une séparation de teinte en surépaisseur.

8 – Vieillissement :
Pas de pré ombrage car la teinte change en fonction de la sous couche !
Le post ombrage se fera avec de l’acrylique très diluée.

9 – Odeur et vapeur :
Cette peinture est très volatile. Elle dégage une TRES FORTE odeur. Si le travail fenêtre ouverte est à mon sens nécessaire pour ne pas empoisonner – au deux sens du terme – les autres, LA PROTECTION DES VOIES RESPIRATOIRES PAR UN MASQUE EST PAR CONTRE OBLIGATOIRE pour se protéger soi-même.


Il ne reste plus qu’à essayer. Bonne peinture !

 Par Aerophil.

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