B-25J Mitchell – Hasegawa – 1/72

 Bonjour à tous !

Cockpit :

J’ai entrepris un détaillage en scratch des parties intérieures du Mitchell, qui sont assez pauvres dans le kit. Le scratch est réalisé avec de la carte et des tiges plastiques, du plastique étiré et différentes épaisseurs de fil de cuivre.

Tous les panneaux latéraux ont été fabriqués, le kit ne fournit rien à ce sujet. Différents leviers et manettes ont été ajoutés (fils de cuivre) sur le panneau central entre les sièges, et attendent encore leur pommeau qui sera fait après peinture avec une goutte de peinture ou de colle blanche.

Petite étape aujourd’hui : détaillage de la paroi avant de la soute à bombes. Cet endroit est très encombré par tout un tas de tubulures, câbles, boîtiers, etc. Hasegawa en a moulé quelques uns (pas terrible mais je garde la gravure comme détail de base), j’ai ajouté le reste avec de la carte plastique et du fil de cuivre. Après la prise de cette photo, peinture alu en bombe sur toutes les pièces de la soute à bombe (qui restera en métal naturel, elle n’était souvent pas peinte), et ensuite Klir->jus->drybrush dans les prochains jours.

Pendant ce temps, j’ai également commencé le détaillage du compartiment du mitrailleur de queue, des mitrailleur latéraux, et continué le travail dans le cockpit (les sièges et derrière les siéges).

Une seule photo, il n’est pas forcément évident de voir tous les détails :

Cette photo permet de voir les panneaux latéraux du cockpit ainsi que plusieurs panneaux à l’intérieur du fuselage, réalisés en scratch : mitrailleur arrière, poste du navigateur (entre la soute à bombes et le cockpit, etc.) J’ai également ajouté de nouvelles sections de renfort dans le fuselage juste derrière les ouvertures des mitrailleurs latéraux.

La photo ci-dessus permet également d’apercevoir une bande de cartouches non terminée : bande cache Tamiya sur laquelle une multitude de segments de fil de cuivre ont été collés en juxtaposition serrée. Cet assemblage est alors collé à la super-glue, et une fois sec, coupé avec des ciseaux de bonne qualité en fines bandes de 1.5mm puis les bandes résultantes sont peintes en noir et alu. Ces bandes de cartouches seront ensuite collées en place sur chaque mitrailleuse et vers les boîtes de munitions.

Enfin, les deux bouteilles d’oxygène derrière les sièges des pilotes sont également confectionnées en scratch. Ces deux bouteilles sont un assemblage de 14 pièces de tige plastique, de grappe étirée, de carte plastique, de fil de cuivre et de feuille de métal.

Deux images supplémentaires pour mieux voir les détails :

Les sièges du pilote et copilote ont également quelques détails rajoutés en scratch : principalement sur le siège du pilote : blindage dorsal, repose-tête, casier à carte derrière le dossier, tiges latérales, etc.

Quelques avancées dans la peinture du cockpit : Il manque encore un drybrush et un jus, et la peinture de certains détails : coussins de sauvetages et ceintures sur les deux sièges, différentes couleurs sur les manches à balai, etc.

Après peinture des sièges :

Je sais, les lettres “US Air Corps” ne sont pas très droites, mais je suppose qu’une fois refermé dans le cockpit et vu au travers des parties vitrées ça devrait aller…

Essai d’assemblage à sec avec le panneau latéral, peint :

En fait, avec le siège placé dans le cockpit, pas mal de détails des panneaux latéraux sont cachés à jamais…On sait que c’est là, et il y a toujours les photos comme preuve !

Postes mitrailleurs-bombardiers

Etape suivante : compartiment bombardier/mitrailleur dans le nez de l’appareil. La structure interne a été recrée avec une exagération volontaire (la structure en forme d’échelle), afin de mieux voir les détails une fois le tout refermé.

Les bandes de cartouches ont également été recrées avec un peu de bande adhésive Tamiya et de très nombreux bouts de fil de cuivre juxtaposés. Dans le nez, le viseur Norden a été pratiquement entiérement reconstruit en scratch.

L’autre partie visible est le plancher du poste de pilotage.

J’ai également affiné (lame de scalpel, lime) assez fortement les poignées des manches à balai jumeaux qui étaient bien trop épais… C’est déjà mieux.

Vue de l’autre côté du nez du B-25. Cela montre assez bien les mitrailleuses jumelles de 50, ainsi que les boîtes de munitions supérieures (alimentant la mitrailleuse frontale pivotante, non fixée pour l’instant), et les boîtes de munition inférieures (utilisées pour les deux mitrailleuses couplées).

Les petites boucles en fil de cuivre sur les boîtes de munition doivent être mieux mises en forme afin de les refermer correctement. Tous ces éléments seront peints séparément demain. Une fois la peinture terminée (aérographe, jus, drybrush, peinture des détails), tout sera assemblé et collé. Le nez devra dès lors être refermé avec les parties vitrées, et j’ajouterai au même moment la mitrailleuse pivotante, le siège du mitrailleur, les câbles de suspension de la mitrailleuse sur le toit vitré, les conduits d’air chaud, et les bandes de cartouches pour les 3 mitrailleuses.

Si vous souhaitez utiliser ces photos pour votre propre B-25, gardez à l’esprit que plusieurs détails sont présents uniquement sur le modèle –J, et même dans le sous-type –J, plusieurs options différentes existent (notamment pour la section de nez : plusieurs configurations d’armement existent : mitrailleuse pivotante calibre 30 ou 50 (système de fixation différent), mitrailleuse fixe calibre 50 simple ou jumelées, uniquement sur paroi droite ou sur les deux parois, etc… Pour les versions dédiées à l’attaque au sol en straffing, le viseur Norden et tous les panneaux d’instrument dédiés au bombardier (que j’ai détaillé sur la paroi gauche du compartiment) étaient supprimés).

Depuis les dernières images, j’ai peint l’intérieur du compartiment du nez :
– US Interior Green + jus sombre + drybrush
– peinture des détails au pinceau (acryliques Prince August)

J’ai mis au point une technique me permettant de faire pas mal d’étapes en une seule soirée de travail :
– couche de vernis brillant (Klir) à l’aérographe
– 2 heures de temps de séchage
– jus avec peinture à l’huile + essence à briquet (temps d’évaporation/séchage assez court, et on peut toujours continuer à essuyer le jus pendant plusieurs heures si nécessaire)
dry-brush (en faisant attention à ne pas abimer le jus, ou en faisant le drybrush avant le jus)
– peinture des détails à l’acrylique Prince August au pinceau

Pour des ensembles assez grands (fuselage complet, ailes, etc) je préfère passer la couche de vernis Klir une soirée et attendre le lendemain pour effectuer les jus. Mais sur des surfaces réduites comme ces pièces, tout peut être effectué dans la même session de travail.

Quelques photos de plus, intérieur terminé. Remarquez le siège du mitrailleur/bombardier ajouté juste derrière le viseur Norden, et les bandes de cartouches ajoutées.

Bien sûr avec les parties vitrées refermées, c’est plus difficile de voir quelque chose (même si c’est mieux à l’œil nu que sur la photo). Je tremperai les parties vitrées dans du Klir demain, cela améliore beaucoup leur transparence.

Quelques ajouts supplémentaires : détaillage du mécanisme de fixation de la mitrailleuse pivotante dans le nez, “suspendue” à un système de poulies fixé sur le “toit” de la partie vitrée (voir schéma sous les pièces).

Note : l’amas informe de type ‘Blob’ ci-dessus est simplement un petit bout de patafix.

Je dois encore ajouter le sac de récupération des douilles qui pendouillait sous la mitrailleuse (fabriqué en mastic), et ajouter la bande de cartouche reliant la mitrailleuse aux boîtes de munitions, il suffira ensuite de refermer le nez et de fixer les poulies arrières sous le toit vitré.

Nouvelles images, cette fois avec la mitrailleuse fixée dans le nez et le sac de récupération des douilles collé sous la mitrailleuse.

La fixation de la bande de cartouches m’a demandé pas mal d’efforts…

La partie vitrée est collée à la colle blanche.

Sur la photo ci-dessous, le système de câbles et de poulies est penché sur la droite… Rien de grave, les poulies ne sont pas encore fixées sur le plafond vitré.

Tourelle

Voici des détails de la tourelle. Je n’ai pas pu m’empêcher de rajouter un ou deux détails aperçus sur les photos des walkaround, notamment les cablages sur le dessus (blanc) et les côtés (noir) de la tourelle. Cables faits en plastique étiré très fin, peint et fixé à la cyano. De façon classique, l’ensemble est patiné avec jus et drybrush. Les mitrailleuses peuvent toujours pivoter, les cables restent flexibles…

Idem avec la bulle de plexiglas en place :

Une seule image pour l’instant, pendant que je continue à peindre une myriade de « trucs » à l’intérieur du fuselage (l’image ci-dessous montre un assemblage de test non collé). Wow, j’ai uniquement construit des chasseurs avant ce Mitchell, ça change ! On dirait que l’ajout de détails en scratch et la peinture de toutes les zones internes ne finira jamais… Même au 1/72 !

Cette image montre la soute à bombes et principalement sa cloison avant, avec pas mal de scratch rajouté : tuyauteries, câbles et divers boîtiers, réalisés en fil de cuivre de différents diamètres et en plasticard pour les boîtiers.

Une image de plus avec plusieurs éléments internes…

Pour la plupart, les éléments en scratch sont regroupés sur la pièce la plus large à gauche de la photo (paroi frontale de la soute à bombe, compartiment navigateur). Egalement à peine visible sur la partie comprenant le stabilisateur, a été rajouté la poignée (rouge) sur la paroi dorsale du poste mitrailleur de queue. Cette poignée pouvait être utilisée en cas d’urgence pour éjecter toute la partie derrière la dérive et lui permettre de sauter en parachute.

Autre détail assez visible : j’ai oublié d’enlever les marques circulaires d’éjecteurs sur la paroi arrière de la soute à bombes mais je pense que ça ne sera pas visible une fois refermé (d’ailleurs la plupart des détails ajoutés ne le seront pas non plus 🙁 )

Les travaux avancent lentement… Voici un nouveau test d’assemblage à sec montrant principalement la partie avant du fuselage.

Les zones internes du fuselage sont désormais terminées. Il ne me reste plus qu’à attacher les deux mitrailleuses latérales et les bandes d’alimentation de ces mitrailleuses. Ensuite fermeture définitive !

A noter sur la photo ci-dessus : les sacs de récupération de douilles sous les mitrailleuses latérales, créées en mastic mis en forme.

Deux autres images ci-dessous, montrant quelques détails internes supplémentaires : la soute à bombes et le poste mitrailleur latéral gauche . Les deux sièges sont pratiquement impossibles à apercevoir une fois le fuselage refermé… Profitez-en maintenant ! Les marques d’éjecteur seront également totalement invisibles et ça c’est une bonne nouvelle.

Deuxième image : zone du mitrailleur de queue. J’ai rajouté en scratch les instruments de la paroi latérale et quelques détails supplémentaires sur le système de mitrailleuse. Une fois le fuselage refermé, j’ajouterais le siège du mitrailleur ainsi que les longues bandes de munitions allant des boîtes de munitions derrière le poste, vers la mitrailleuse.

Je commence à coller les éléments internes sur le fuselage… Je dois encore ajouter du lest dans la zone du nez et fixer les mitrailleuses latérales avant de tout fermer…

Détails (scratch) de la zone des mitrailleurs latéraux (suspentes, bande d’alimentation en cartouches, sac de récupération des douilles).. Cette étape fût un peu délicate à mener à bien… L’assemblage est très fragile et j’espère qu’il résistera le temps nécessaire pour terminer le montage (étant donné que les canons des mitrailleuses sortent à l’extérieur de l’appareil, le risque de les casser ou de décoller le tout est important). Les câbles et poulies de suspension sont réalisés avec de l’étiré fin, et la bande de cartouche est, comme d’habitude, une bande d’adhésif Tamiya sur laquelle sont fixés des morceaux de fil de cuivre représentant les cartouches.

Le sac à douilles est fait en mastic. La partie vitrée du poste est masquée par l’extérieur, et restera masquée ainsi jusqu’à la fin de la réalisation.

Maintenant j’ai besoin de faire exactement la même chose pour le flanc droit.

Enfin, les deux moitiés du fuselage sont fermées et collées… Quelques nouvelles images, avec pas mal de résidus de ponçage.

La zone du mitrailleur de queue, permettant de voir clairement la poignée d’éjection :

Autre vue sur le panneau d’instruments du mitrailleur de queue :

Paroi arrière du nez, montrant le petit passage permettant de se déplacer entre le poste mitrailleur/bombardier de nez et le milieu de l’appareil derrière le cockpit :

Cockpit

Soute à bombes :

Dernier essai d’ajustage à sec de la section de nez. On aperçoit également le système de suspentes de la mitrailleuse de nez, qui sera attaché à la partie vitrée supérieure :

Les ailes sont désormais construites avec le système de train complet. Elles ne sont pas encore fixées au fuselage :

Et une dernière vue des postes avants, juste avant de refermer le tout…

A titre de comparaison, une image à côté de ma précédente construction (Spitfire MkVb 1/48 Tamiya), et mes doigts (échelle 1/1).

Peinture

Objectif (source Albatros) :

Rien d’extraordinaire à ce stade… Juste un emballage que j’espère soigneux de la bête, avant bombe ‘Silver Leaf’ Tamiya, puis Yellow Zinc Chromate, puis le Neutral Gray+Olive Drab…J’espère simplement que je n’ai pas laissé un orifice ouvert, la peinture en bombe à tendance à s’insinuer partout…

Une vue d’ensemble en tout alu, avant de passer à la suite des travaux de peinture. Je vais affiner certaines surfaces par un ponçage fin) et l’ensemble va être passé au Micro-Mesh 12000. Ensuite je ne passerais du Yellow Zinc Chromate que sur certaines parties (globalement : sur et autour des nacelles moteurs), sachant que ce seront les seuls endroits sur lesquels je forcerais l’usure de l’OliveDrab probablement.

Peinture des montants de la verrière du poste de pilotage, en Dull Dark Green (couleur interne du sockpit) suite au masquage effectué hier soir… Idem pour les montants du poste de mitrailleur de queue, en US Interior Green. Et j’en profite pour peindre toutes les surfaces mobiles en marron très foncé (couleur d’origine en usine), ce qui donnera (j’espère) un ton très légèrement différent lors de la peinture du camouflage…

Application d’un pre-shading sur les surfaces inférieures…Je n’appliquerai pas de pre-shading sur le dessus, j’utilise une autre méthode pour la patine des surfaces supérieures…

Dessous peint en Neutral Gray (Tamiya), éclairci avec 20% de blanc pour effet d’échelle. Le pré-shading est apparent (d’habitude je me loupe et on ne le voit plus du tout), il reste quelques petites corrections cosmétiques que je reprendrais demain… Au fait j’ai utilisé le diluant Tamiya pour la première fois, et je suis très satisfait du résultat… même si j’ai pour l’instant du mal à définir la différence par rapport à l’alcool à 90° que j’utilise habituellement… Une seule certitude, ça a l’air plus toxique.

Masque de la délimitation du camouflage : Un masque papier a été réalisé à partir d’un scan à l’échelle d’un profil dans le Detail & Scale, puis fixé en place avec des rouleaux de masque Tamiya.

Résultat suite à peinture. L’Olive Drab reste très sombre même avec 20% de blanc pour effet d’échelle. Mais le post-shading avec éclaircissement de panneaux devrait corriger ça plus tard… En attendant, il faut que j’effectue quelques petites retouches : un peu d’ OD a débordé sur le gris sur la queue de l’appareil, et la délimitation sur l’arrière du fuselage (entre le poste mitrailleur latéral et le bord d’attaque du stab) est trop haute, je vais remasquer et descendre un peu cette partie…Ensuite, rebelote sur côté droit, puis les ailes…

Ca y est, tout l’OliveDrab est peint. Enfin, la première teinte ‘de base’… Je suis assez satisfait des délimitations semi-floues pour un premier essai, en fait c’est pas très compliqué…

Patine

On démarre par la patine des ailes. Je vais employer pas mal de techniques successives :
– éclaircissement outrancier du centre des panneaux
– Divers voiles colorés (brun, rouge, vert) très dilués pour varier les teintes
– Fondu des teintes dans la teinte de base par application d’un voile translucide de la couleur de base
– Fondu spécifique des volets avec couleur légèrement différente (plus claire) pour simuler un vieillissement différent sur les surfaces entoilées
– vernis + décals + jus de diverses couleurs pour varier le rendu (brun, noir, vert foncé)
– écaillage sur certaines zones pour faire apparaître le ZC ou le métal

Voilà voilà… Le tout c’est d’arriver à faire un truc suffisamment subtil pour ne pas massacrer le modèle… Le résultat dans quelques jours, mais pour commencer, le rendu de la première étape, à savoir un éclaircissement volontairement forcé du centre des panneaux, qui sera ensuite fondu dans une teinte plus sombre :
90 minutes de boulot, je pause un peu car je finis par trembloter. Utilisation de buse 0.15 mm, pression 0.8 bar, dilution 80% au diluant Tamiya.
Toujours du à l’éclairage, les teintes ne sont pas terribles mais en ‘vrai’ le rendu est uniforme sur les deux ailes…

Etape suivante : divers voiles très dilués sont passés plus ou moins au hasard : brun, jaune, vert… Dliués à 80% dans du Mr Color Thinner qui a la propriété « magique » de rendre transparente les peintures Tamiya quand il est utilisé comme diluant… Bon alors bien sûr, à cette étape les teintes sont horriblement outrancières… En plus le flash enlaidit encore plus (pas autant de contraste à l’oeil nu)… La prochaine étape va tout arranger (enfin j’espère )…

on vaporise un brouillard très dilué de la teinte Olive Drab de base (dilution à 80% avec du Mr Color Thinner) : cette dilution crée une teinte transparente qui va peu à peu renforcer la teinte initiale au détriment des autres couleurs (élcaircissements et tâches de couleur), au fur et à mesure de la vaporisation. De cette façon le contraste global peut être ajusté au mieux… Désolé pour le rendu de la photo qui n’est pas terrible…Si le contraste est toujours trop fort, il suffit de repasser une couche de la teinte de base diluée au Mr Color…

Cocarde d’aile : Je me lance au pochoir… Plus facile à patiner que des décals, donc allons-y. Tout d’abord, masque de la partie blanche, découpé au compas-cuter et au cuter, dans du masque adhésif semi-transparent…Peinture blanche Tamiya assez diluée (mais toujours très « pigmentée », c’est du blanc mat, je n’ai plus de blanc brillant depuis hier soir…

On enlève le masque, le résultat me paraît satisfaisant… Plus qu’à passer la partie bleu marine (étoile et contour des bandes, puis à patiner… Faut que je trouve la meilleure méthode pour patiner ça d’ailleurs… Peut-être simplement en passant les jus classiques ?

Bande d’identification du 501ème Bomber Squadron (oublié d’ailleurs sur la doc d’instruction de peinture Albatros Decals).

Nouveaux masques pour la peinture du bleu, en deux étapes : d’abord l’étoile, dans un deuxième temps les liserés autour des bandes latérales…

Capots moteur: Voilà le résultat, les capots sont simplement posés avec de la patafix, idem pour le moteur en dessous…

Patine du fuselage : Pareil que les ailes : on commence par éclaircir outrancièrement les centres de panneaux… Je ne le fais pas sur les parties les plus « basses » pour deux raisons :
1. l’éclaircissement simule l’affadissement de la peinture sous l’action du soleil et des intempéries. Les parties supérieures horizontales sont les plus exposées (rien sous les ailes par exemple).
2. Il est assez délicat d’utiliser cette technique à proximité de la délimitation de camouflage avec le Neutral Gray, on risque d’abimer la délimitation semi-floue (serait plus facile avec une délimitation franche).

Ensuite, on vaporise plusieurs voiles très dilués de couleurs variées : brun, jaune, vert, pour simuler l’attaque variée de la peinture suivant les zones et varier le look général

Finalement, on reprend la teinte OliveDrab de base fortement diluée dans du Mr Color Thinner, et on vaporise généreusement et en plusieurs couches sur la patine réalisée jusque là… On finit par obtenir un aspect « fatigué » mais correct, ni trop outrancier ni trop faible (ceci dit, l’auteur de ces lignes était également patiné – euh… je veux dire fatigué – après une séance ayant début à 23h30 et s’étant terminée à 3h00 du mat cette nuit-là : j’avais trop dilué la dernière étape et j’ai donc passé beaucoup plus de temps que prévu…

Décorations, Décals

Phase de décals… principalement en provenance de la planche Albatros, en dehors des bouchons de réservoirs d’essence et des têtes d’indiens sur les dérives (mieux réussis sur la planche Hasegawa)

J’ai reverni la maquette en Klir et attaqué les jus (peinture à l’huile fortement diluée à l’essence à briquet BP) deux heures après (c’est largement suffisant pour le séchage du Klir). Jus général en brun très foncé, puis quelques touches localisées de jus Ochre Jaune, et Vert Vessie + Vert Olive.. On remarquera l’éclat atténué des marquages blancs, qui sont plus en accord avec le reste de la patine… L’aile en haut de la photo n’est pas encore patinée (concernant les jus)…Reste encore à vernir le tout en mat, puis d’appliquer salissures (aéro + pastels, puis écaillage au scalpel)…

Vernis mat appliqué sur le fuselage et l’aile gauche, et masque des verrières ôtés (2 mois après leur pose !)… Je dois reprendre certaines pétouilles (poudre de peinture vaporisée) sur les vitres en les grattant avec la pointe d’un cure-dents. Et injecter de l’air sous pression à l’intérieur de l’appareil pour tenter d’ôter deux ou 3 poussières qui ont eu la mauvaise idée de se placer derrière certaines vitres…En dehors de ces menus travaux cosmétiques, reste à patiner et vernir l’aile droite, puis à coller les ailes et stabs, et commencer l’éraillage de la peinture et les traces d’échappements. En plus, faut encore travailler sur les roues, poser les trappes (soute, trains) et finir la tourelle supérieure.

La photo ci-dessous montre des zones éraillées au scalpel sur l’aile gauche, montrant des mélanges de ZC et d’alu naturel. J’ai également posé un jus d’huile noire très diluée autour des bouchons de réservoir sur les ailes, quand on fait cela sur de lapeinture ou vernis mat, ça produit des tâches très réalistes…

Gros zoom du nez pour montrer que c’est bien du 1/72, on aperçoit (un peu, mais il y a pas mal de reflets sur la photo) les détails internes. Désolé, il y a aussi des doigts

Vue générale dessus/dessous

 

Derniers détails

Les hélices sont terminées et mises en place. Reste (éventuellement) à érailler la peinture des pales sur leur bord d’attaque :

Feux de navigation (sur le saumon) et d’identification (feux rouge, bleu, orange). Le feuest d’abord peint en aluminium puis une goutte de Gunze Clear de la couleur adéquate est posée sur le cercle. Une fois sec, une goutte de vernis Tamiya Clear est déposée sur chaque feu. C’est probablement moins bien qu’une insertion de plastique coloré, mais le résultat (surtout au 1/72) reste satisfaisant… (note : je me suis trompé sur le feu central qui doit être vert… Je vais le corriger).

Roues (résine Contact). Rien de spécial. Peinture ‘Noir Pneu’ d’Aircraft Colors, jus gris sombre huile + essence à briquet sur les moyeux et jus noir sur les pneus, drybrush alu sur les moyeux, drybrush gris moyen sur les pneus.

Détail de la dérive et du poste mitrailleur.

Détail du patinage sur l’aile : éraillures diverses, tâches d’essence sur le pourtour des bouchons des réservoirs (jus dilué à l’essence à briquet, posé par-dessus le vernis mat pour faire des tâches sans coulure).

Le bestiau sur ses roues :

Note sur la photo ci-dessous : j’ai simulé les effets de la déflagration des mitrailleuses sur les flancs du fuselage, qui produisait un choc néfaste pour la peinture mais également pour la structure de l’appareil au fil du temps… On aperçoit également (un peu) le système de poulies et suspentes de la mitrailleuse pivotante de nez, à l’intérieur de la verrière. Ainsi que les caisses de munitions qui l’alimentent, et la bande de cartouche associée.

Vue sur les systèmes vide-vite de fuel des nacelles de moteur, figurés avec des aiguilles de seringue tronçonnées.

 

Weathering, traces d’échappements

Là, je suis sûr que certains vont crier… Oui, c’est très sale… Les B-25 en opération étaient parfois totalement blanchis derrière les échappements et jusqu’à la dérive, l’appareil représenté est dans la moyenne et loin d’être le pire… L’Apache Princess a eu une durée de vie d’au moins 6 mois, donc le représenter comme cela n’est pas délirant…

J’ai passé divers voiles bruns, crème et blanc ivoire, et posé quelques tâches de gris-noir très dilué à l’essence de briquet. Ce n’est pas terminé, je vais légèrement atténuer au MicroMesh et assombrir très légèrement avec quelques pastels. Je vais également renforcer les éraillures sur plusieurs points de la carlingue pour être en accord avec l’usure globale.

Et pour ceux qui ont toujours du mal, lisez USS Corsica (que j’ai acheté Samedi), vous serez 1) content de lire un tel bouquin 2) étonné de l’état des appareils (notamment une photo couleur en vol d’un B-25 en début d’ouvrage)

La photo ci-dessous est plus représentative de l’aspect réel (la précédente était prise au flash et avant ponçage des traces au Micro-Mesh) :

J’ai ajouté des tâches noires sur la partie avant des nacelles moteurs, d’après les photos d’appareils réels. Une petite goutte de white spirit sur un jus déjà appliqué avec de l’essence à briquet, et on obtient une trainée noire et grasse dans le sens du pinceau, qui ressemble assez à ce que j’ai pu voir sur les photos d’appareils réels… On aime ou on aime pas, même débat que précédemment, je propose à ceux qui seront là d’en discuter autour du kit chez Flight66… Moi il me plaît bien comme ça, donc c’est ok

Plus grand chose à faire : l’antenne ventrale et une ou deux bricoles dans la tourelle dorsale (qui sera à peine visible de toutes façons)…

Une de plus, montrant le travail d’hier soir : antenne ventrale (non représentée dans le kit) faite en plastique étirée pour l’antenne, et en plasticard pour les mâts d’attache

Photos finales

Et hop, suite et fin : le petit navion est terminé, donc voici les photos définitives.

C’est tout. Le montage a commencé autour du 25 Novembre 2003 (et donc, fin le 19 Mars 2004), et a totalisé environ 240 heures de travail… Soit trois à quatre fois plus que mes précédentes réalisations…

 

Par Christophe « Blackdog » B.

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