A6M2-N Type 2 "Rufe"

 

Informations :

Echelle :

1/48
Marque : Hasegawa
Longueur : 250 mm
Envergure : 217,5 mm
Nombre de pièces : 84 dont 6transparentes
Référence : Jt69
Type : plastique injecté
Lignes de structures : en creux
Remarque : Echelle d'accès et chariot de transport fournis

 

Historique :

La marine Japonaise a exprimé le besoin d'un hydravion de reconnaissance. Il fut alors lancé le développement d'un nouvel avion, qui sera le Rex. Mais, le délais étant trop grand, Nakajima reçut l'ordre de modifier leur chasseur Zero afin d'en faire un hydravion. C'est ainsi que naquit le Rufe qui décolla pour la première fois en Décembre 1941. Les trains d'atterrissage furent remplacés par un gros flotteur central, qui sert aussi de réservoir de carburant supplémentaire, ainsi que 2 petits flotteurs sous les ailes. Il est équipé d'un moteur de 950 cv, lui permettant d'atteindre une vitesse de 436 Km/h à 4300 m, et de 4 canons (2 de 20 mm et 2 de 7,7 mm).

 

Analyse avant construction :

La maquette... 6 grappes de plastique injecté gris, gravé en creux remplissent copieusement la boîte, ainsi qu'une grappe transparente. On a tous ce qu'il faut pour faire un Rufe, et on remarquera que les pièces pour faire un Zéro classique sont présentes (aile avec puits de train, trains d'atterrissage, roues...). Comme le Rufe est un Zéro modifié, Hasegawa à fait de même pour la maquette ! On notera la présence des pièces pour faire le chariot, bien utile si l'on veut présenter le Rufe dans une vitrine correctement (et non pas bancale sur ses flotteurs !). Les pièces sont finement gravées et le niveau de détail semble très correct. Rien à dire quand au pièces transparentes, elles aussi sont de bonne facture. Quand à la planche de décals, elle permet de faire 2 machines, l'une du 934th Flying Group (camouflage 2 tons, extrados vert foncé et intrados gris clair), et l'autre du porte avion Kamikawamaru (tous gris). Elles semblent de bonne qualité, du moins en ce qui concerne l'impression.

 

Montage :

Comme d'habitude, on attaque par le cockpit. Celui-ci est peint en vert intérieur Nakajima, et mis en relief avec un jus noir. Les trous simulés du siège sont percés à l'aide d'un foret (1 mm). Je n'ai pu ouvrir un des trous, faute de foret plus petit. Les cadrans reçoivent l'application d'une décal, et de pas mal d'assouplissant. Ensuite, j'ai appliqué une couche de vernis mat, puis les cadrans reçoivent une goutte de vernis brillant. Pour le siège, les harnais sont manquant. On fera en étain (issu d'une bouteille de vin) les ceintures ventrales. Pas trop d'acharnement quand au détaillage du cockpit, qui une fois monté, est peu visible !

Ensuite, on referme le fuselage sur le cockpit. Pas de problème particulier. C'est l'assemblage du fuselage avec les ailes qui va poser problème, rien de bien méchant. Lors d'un essai à blanc, on se rend compte d'un jeu fort visible entre les ailes et le raccord au fuselage. Plutôt que de mastiquer copieusement, j'ai préférer coller niveau du raccord des ailes de la carte plastique (0,4 mm de chaque coté). Une fois bien fixée, on découpe et ponce pour qu'elle s'intègre parfaitement à la forme de l'aile. Le tours est joué, il n'y a plus qu'à assembler au fuselage !

Une fois le fuselage assemblé avec les ailes et les gouvernes, la verrière masqué (partie arrière) et maintenu en place provisoirement (Patafix par exemple), et le cockpit camouflé, l'appareil reçoit une couche d'aluminium Metallizer de Modelmaster. On fait de même avec les flotteurs, après assemblage. Attention, il ne faut surtout pas oublié de lester le flotteur central ! Dans toutes ces opérations, je n'ai eu que très peu recourt au mastique. Ben tant mieux ! Ensuite, on poli le tout avec par exemple du coton (j'utilise les disques de coton démaquillant).
Ensuite, on peut attaquer le camouflage. J'ai choisit la machine au camouflage 2 tons, avec l'éclair jaune sur le fuselage. J'ai commencer par l'intrados, plus clair, pour faciliter les raccords entre les 2 teintes (il est plus facile de couvrir du clair avec une couleur foncée que le contraire !). Ensuite, pour vieillir un peu l'appareil, bien terne avec son vert uniforme, j'ai pris la teinte de base éclaircie avec du gris et très diluée. Je l'ai repassée au centre de tous les panneaux. Je suis assez satisfait du résultat, pour une première expérience, le résultat est honorable, et surtout, il me plaît, voilà !

On n'oubliera pas de peindre les deux bandes des bords d'attaque, en jaune orangé. En parallèle, le capot moteur a été peint lui aussi aluminium et recouvert de sa teinte noire. L'ensemble de la maquette est éraillée grâce à du scotch et au cutter. Ensuite, la maquette est vernis en brillant pour recevoir les décals, qui se posent sans problème. J'ai ensuite appliqué un jus noir dans toutes les lignes de structures, et essuyé les surplus dans le sens du vent. Les décals sont elles aussi traités et éraillées. Il faudra prévoir une bonne dose d'assouplissant pour les cocardes d'extrados car elles recouvrent des feux de position, protubérants... Ensuite, l'ensemble de la maquette est recouvert de vernis satin. J'ai ensuite utilisé du pastel gris foncé pour vieillir le capot moteur, et du marron pour nuancé plus le flotteur, le plus soumis aux dégradations, mécaniques et chimiques (le sel).
Tous les travaux de peintures étant terminés, on peut coller les flotteurs. Ben là, faut être franchement patient. L'avion est relativement lourd, mais le flotteur central une fois lesté l'est aussi (oubliez pas de coller le radiateur d'huile avant !). Il faudra maintenir les deux en position pendant de longues, très longues... minutes. Comptez en une dizaine minimum d'ailleurs ! Ensuite, j'ai fait participer mes petits amis maquettistes pour avoir leurs avis (Seb, oui, 100 LL et Kéro, ainsi que certains de ses "collègues" dont vous pouvez voir les oeuvres (belles, très belles même) sur son site... ben v'là que j'lui fait de la pub maintenant !), et je les remercie au passage pour leur aide. Ils m'ont fait remarquer qu'il n'y avait pas de trace de sel sur le flotteur. Qu'à cela ne tienne, j'y retourne. Ne sachant pas trop comment m'y prendre, j'ai utilisé du gris clair acrylique (oui, car la dernière couche de vernis, la satin, est enamel), et j'ai fait un jus, très très dilué avec de l'alcool à brûler. J'ai ai fait couler sur le flotteur et laissé sécher. Ayant purement et simplement imaginé ce que pouvait donner le sel, je vous laisserais juger vous même si le résultat est réaliste (ben oui, j'avais aucune photo de la bête). On n'oubliera pas les traces d'échappement, faites par brossages successif avec du noir mat.

Enfin, j'ai collé le moteur (peint avec diverses teintes métalliques) puis le capot, les bombes (peintes en noir et brossées gris foncé), l'hélice (rien à signaler à ce niveau), les canons, les verrières, échappements (faudra pas oublier de faire les traces aussi !). Ha, au fait, il y a une échelle d'accès... mais pour pouvoir la positionner, et ben faut percer des trous marqués à l'intérieur du fuselage... Ben j'ai oublié. Bon, pas d'échelle du coup ! Dans la catégorie boulette, j'en ai une autre... hélas... J'ai attendu la dernière minute pour coller le siège et l'espèce de collimateur, question de faciliter le masquage... Pour le siège, pas de problème, mais le collimateur m'a glissé des mains et est tombé dans le cockpit. Pas dramatique, sauf qu'en voulant le récupérer, il a glisser dans le fuselage (et oui, derrière le siège et la planche de bord, c'est ouvert). Bon, en secouant, il doit y avoir moyen de la sortir... sauf que... j'avais mis un petit point de colle dessus.... Ben j'ai secoué longtemps, et fort d'ailleurs. Au bout de quelques minutes, j'ai finalement arrêté. Fallait bien un jour de toute façon, sinon, j'aurais fini par récupérer un flotteur plutôt que le collimateur. Oui, au moment où vous lisez ces lignes, le collimateur est toujours fermement accroché à l'intérieur du fuselage ! Bon, si quelqu'un en a un en rab... je suis preneur !
Je finis par les feux de position, le fil d'antenne (peint en noir, fait en fil de pêche 1/10ème) et nous voilà prêt pour une séance photo. Bon, reste le chariot, je l'ai fait assez tôt, pour pouvoir poser la maquette bien avant qu'elle soit finie. Celui-ci ne pose aucune problème. Il est peint en noir et brossé en gris pour donner un peu de relief et faire ressortir les détails.

Voilà au final une bien jolie maquette, qui change un petit peu dans la vitrine. Je me suis franchement régalé, pas trop au montage mais plutôt pour la peinture. Je débute un peu dans les techniques de vieillissements, et étant donné l'environnement d'utilisation du Rufe et le fait que c'est un appareil Japonais (ils ont la réputation d'avoir une peinture fragile), j'ai pu me laisser aller à quelques expériences sans gros risque d'obtenir un résultat choquant.
Si vous voulez changer un peu des jets ou des classiques Bf 109 ou Spitfire, laissez vous tenter !


Peintures utilisées :

Nakajima Navy Green (Aeromaster 1090) pour l'extrados
Nakajima Navy Gray (Aeromaster 1091) pour l'intrados
Mitsubishi Cowl Blue/Black (Aeromaster 1087) pour le capot moteur
A/N id Orange/Yellow (Aeromaster 1086) pour la bande du bord d'attaque
Nakajima Interior Gray/Green (Aeromaster 1093) pour le cockpit

Documentation :

Wing Masters N° 14.