F-16C Fighting Falcon

Informations :

Echelle :

1/48
Marque : Hasegawa
Longueur : 314,5 mm
Envergure : 198 mm
Nombre de pièces : 101 dont 14 transparentes
Référence : V3
Type : plastique injecté
Lignes de structures : en creux
Remarque : Pilote et échelle fournis

Historique :

Est-ce besoin de présenter cet appareil, qui équipe en grand nombre l'USAF, mais que l'on trouve aussi en Norvège, Pays-Bas, Thailande, Singapour, Israël, Portugal , Belgique, et j'en passes ?! Célèbre aussi dans de nombreux téléfilms ou films (Aigle de Fer), le F-16 est un avion très polyvalent, qui a subi de nombreuses évolution au fil du temps, doté d'une excellente manoeuvrabilité, grâce à son aérodynamique couplé à des commandes de vol électriques. Le YF-16 fit son premier vol le 20 Janvier 1974, et le F-16A entre en service en 1979. Le F-16C, version dérivée du A, entra en service durant l'été 1984. La mise à niveau concerne principalement l'avionique,. Extérieurement, seule l'arête dorsale plus longue permet de distinguer les deux versions. Le F-16C est équipé du moteur Pratt & Whitney F-100, délivrant une poussée de 6655kg (à sec) et 10800kg avec PC.

 

La maquette :

Venons en à notre maquette. Les pièces de cette maquette sont fournies en grappes de plastique gris, finement gravées. La qualité de moulage des pièces semble correcte.
Le tableau de bord ainsi que les consoles latérales sont moulées en relief. Il faudra donc peindre les différent boutons et cadrans (cathodique). Le manche est fournie, ainsi que la manette de gaz, mais un peu simplistes. Le siège est quand à lui un peu pauvre. Il méritera à être remplacé par un siège Aces II en résine, ou bien on pourra l'agrémenter d'éléments en photodécoupe (ce qui permettra de compléter le poste de pilotage). Un pilote est fourni pour compléter l'ensemble, ce qui expliquerait pourquoi aucune brêlage n'est disponible, ni gravé, ni en décal. Peut de chose à dire sur cet ensemble, si ce n'est que l'on peut facilement l'amélioré.
L'ensemble de fuselage est composé de 2 grande pièces (dessus - dessous), sous lequel il faudra rajouter pas moins de 4 pièces pour former l'ensemble de l'entré d'air... Vu la forme des pièce, il risque d'y avoir du mastic dans l'air... Sur cet ensemble viendront se fixer les ailes, dérive et gouvernes de profondeur. Les ailes ne permettent pas les élevons baissés en standard. Les gouvernes sont elles par contre orientables.
Concernant les trains d'atterrissage, l'ensemble est correcte, quoique les puits un peu démunis. L'entrée d'air semble bien représentée, ainsi que la tuyère du réacteur.
On notera par contre qu'il y a 2 jeux de pièces transparentes fournies : l'une fumée et l'autre non. Sur les verrière, petit soucis quand même quand au moulage : toutes 2 dispose d'un vilain trait sur la partie qui n'est pas à peindre dans le sens de la longueur. Il faudra donc impérativement l'éliminer soigneusement sans endommager la verrière. Vous pouvez voir comment faire dans la partie "Encyclopédie"
Hasegawa nous fourni une échelle, utile pour un diorama ou simplement donner un aspect plus dynamique à la maquette. Coté armement, en plus de divers bidons, notre appareil est équipé de Sidewinder et AIM-120, une configuration Air-Air donc.
Au niveau des décorations, 2 choix possibles : un appareil du 526 TFS - 86 TFW et un autre plus coloré (dérive striée de rouge et blanc) du 512 TFS - 86 TFW.

En résumé, une maquette qui présente un niveau de détail correcte, sans zèle toutefois de la part d'Hasegawa. Pour les pinailleurs, il y a de quoi faire des choses, pour les autres, telle quelle, cette maquette ne devrait pas être vilaine. Fort dommage quand même pour ce qui est de la verrière, un débutant risque de ne pas savoir comment s'en sortir pour rattraper le défaut de moulage, hélas très visible à cet endroit.

Montage :

Je profite de cette maquette pour tester la photodécoupe. Avec cette maquette, cela peut apporter quelques petites choses intéressantes. Une fois la planche Eduard ref 48133 en poche (heu, c'est une expression, parce que c'est quand même fragile la photodécoupe, et ça aime pas tellement être pliée n'importe comment), commençons par le cockpit, de toute façon, y'a pas vraiment le choix !

Pour mettre en place le tableau de bord en photodécoupe, y'a un peu de travail de préparation, car il faut poncer les détails d'origine, puis faire une entaille afin de glisser le métal (après l'avoir peint), sans oublier avant d'y mettre le film plastique représentant les diverses aiguilles (au préalable, on peint en blanc de revers du film), le tout fixer par quelques gouttes de cyano. Ceci fait, on attaque le siège, on y rajoute les poignées d'éjection ainsi que les harnais, et quelques détails en métal. Ensuite, on s'occupe avec un petit travail de peinture de faire ressortir les différents boutons des consoles latérales, on peut si on veut utiliser les pédales en photodécoupe pour remplacer celles grossières d'Hasegawa, mais bon, c'est du luxe, car une fois le tout en place, on ne voit rien, mais vraiment rien. Avec un peu de travail, on obtient un cockpit assez sympa.

Ensuite, on s'attaque au fuselage qui s'assemble sans difficultés, attention, on n'oublie pas la baignoire ! Une fois tout bien solide, les choses sérieuses commencent... l'entrée d'air. Il faut faire plusieurs essais à blanc, plusieurs ponçage pour arriver à un alignement avec le reste du fuselage correct. C'est pas très compliqué, il faut juste ne pas se précipiter. Ensuite on colle. On peut en parallèle s'attaquer à la tuyère. Pas de soucis particulier à ce niveau.

Il commence à avoir fière allure notre F-16, mais bon, sans les ailes... Les ailes, parlons en ! C'est là qu'il est agréable d'avoir un peu de stock parmi les maquettes à faire. J'ai essayé à blanc... et je l'ai mise de coté. Pourquoi ? Oh, pour pas grand chose, juste 1 millimètre de vide entre l'aile et l'extrados, d'ailleurs en dessous aussi. 1 millimètre me direz-vous, oui mais ça fait franchement vilain (imaginez le vrai avec un vide de 5 cm, ben ça vole moins bien et en plus c'est pas joli !). Bon, reprenant mon courage, enfin, surtout de la patience, on ajuste comme on peut et on colle. Là, après, vive le mastic. J'ai eu un petit problème, vitre résolu grâce à un tuyau de l'ami Seb (ouais, celui de 100LL et Kéro). Près des raccords, il y a des tas de rivets en creux, qui risquent de disparaitre à cause du mastic. Solution du Seb, une bande de scotch pour les protéger, on mastique, on enlève le scotch et on ponce. Et bien sur, faut répéter l'opération plusieurs fois, sinon c'est pas marrant ! Mais bon, le résultat est là, disparu le défaut.

Allez, maintenant que les ailes y sont, il faut aussi lui mettre la dérive. A blanc, là aussi c'est angoissant, pas de vide, mais juste qu'il n'est pas facile de la mettre dans la bonne position. Mais une fois avec la colle, plus de problème, on trouve rapidement la bonne position et elle y reste sans effort.
Reste le museau, qu'il faudra au préalable lester (j'ai mis 8 g). Là, on peut maintenant attaquer la peinture, après avoir mis en place la verrière (collée à l'époxy), la partie mobile sera elle juste posée. Pour la peinture, j'ai suivi les indications Hasegawa. Comme vous pouvez le voir sur les photos, il y a un truc qui cloche... Bon, l'extrados est donné comme étant du FS36270 pour le plus clair et du FS36118 pour la partie plus foncée. Le dessous est lui en FS36375 et enfin le radôme est en FS36320. Ce qui a cloché, c'est le FS36270, appliqué sur la dérive et aussi sur l'avant du fuselage. Celui que j'ai appliqué est bien trop foncé. L'erreur semble être sur mes tables de conversion... J'ai utilisé pour toutes les teintes les FS en Modelmaster. Seule le 36270 me manquait, et par conversion, je suis arrivé à utilisé du Neutral Grey d'Aeromaster. Second problème, on ne s'en rend pas compte tout de suite. J'ai attendu le dernier moment pour peindre la radôme (pour pouvoir fixer le tube de pitot une fois la maquette presque fini, pour ne pas l'endommager en la manipulant). Quand aux décals, elles sont très bien imprimées, fines et cassantes. Pour je ne sais qu'elle raison, malgré avoir pris la précaution de passer une couche de vernis brillant, celles-ci restent très visible selon l'angle. La couche de vernis satin n'y a rien fait. Peut-être la planche est un peu ancienne ? Donc, une fois les décals en place, vernis et tout et tout, je colle le pitot et ensuite je peint le radôme, et là, ça jure !!! D'après les photos, le radôme doit être plus sombre que le FS36270 (le plus clair des gris de l'extrados), et hélas, le radôme se retrouve beaucoup trop clair ! Ne pouvant rattraper la chose, je n'ai d'autres choix que d'assombrir le radôme pour ne pas trop choquer. Bon, voilà une maquette que j'estime loupée...
Ensuite, on passe aux divers détails : trains d'atterrissage, trappes, pylône, bidons... Là, pas de difficultés particulières. J'utilise un peu la photodécoupe proposée par Eduard. Mais je dois avouer qu'au contraire du cockpit, là, ça n'apporte pas grand chose.

Le résultat est pas trop mal, si l'on fait abstraction de la monumentale erreur dans la peinture. Le niveau de détail est correct, le bas niveau du cockpit étant rattrapé par la planche Eduard.