Dewoitine D.520

Informations :

Echelle :

1/48
Marque : Tamiya
Longueur : 183 mm
Envergure : 213 mm
Nombre de pièces : 50 dont 3 transparentes
Référence : 61048
Type : plastique injecté
Lignes de structures : en creux
Remarque : Pilote fourni
 

Historique :

Conçu à la fin des années 30 par Emile Dewoitine, le D.520 effectua son premier vol le 2 Octobre 1938. Cet appareil était réalisé afin de faire face aux chasseurs allemands Bf 109, et ainsi combler le retard qu'avait la France, voyant monter les tensions. Equipé d'un Hispano Suiza 12 cylindres en lignes (12Y45) développant 935 ch, le D.520 pouvait atteindre 534 km/h. L'armement du D.520 comprend 1 canon tirant au travers du moyeu d'hélice ainsi que 2 mitrailleuses de 7,5 mm dans chaque aile. Sur les 437 exemplaires construits avant le 25 Juin 1940, seuls 200 prirent part aux combats face à la Luftwaffe. Ensuite, il fut utilisé par l'Armée de l'Air de Vichy et les unités de la France libre. Les Bulgares et les Italiens utilisèrent aussi le D.520, et même la Luftwaffe s'en servit d'appareil d'entraînement avancé !

La maquette :

La maquette se compose de 2 grappes de plastique gris foncé ainsi que d'une grappe de plastique transparent. Rien à dire concernant la qualité du moulage, c'est du Tamiya. Le siège ne possède pas de harnais. Le tableau de bord est par contre bien reproduit, en relief, sur le quel viennent se poser des décals. Les parois latérales sont quand à elles un peu pauvres par rapport au vrai. C'est pour cela que j'ai décidé d'utiliser la planche de photodécoupe Eduard (zoom). Les décals ont été imprimées par Vitachrome... souvenez-vous de mon Bf 109 E-3, avec le rouge qui avait une fâcheuse tendance à se désagréger intempestivement... D'ailleurs, le rouge utilisé ici pour les cocardes semble un peu trop foncé.

Montage :

Allez, ce n'est pas le tout de regarder la boîte, c'est que ça ne va pas se monter tout seule (ben oui, ça a beau être du Tamiya...). Pas classique, je commence cette fois-ci par les ailes (ça change un peu du cockpit). J'assemble les 2 extrados avec l'intrados sans aucune difficulté. Bon, maintenant, faut quand même faire le cockpit ! Là, j'utilise à haute dose la planche de photodécoupe Eduard. Il n'y a aucun problème à ce niveau, il suffit de suivre la notice. Une fois le cockpit assemblé et peint (en FS36118), on va assembler le fuselage. Là encore, aucun problème, tout s'assemble "les doigts dans l'nez". On peu de ponçage pour faire disparaître les traces de colle, on fixe les ailes, la partie avant de l'avion (pièces A21 et A4), reponcage léger pour les bavures, on fixe les parties transparentes masquées à l'aide de colle époxy, et allez, attaquons la peinture !

J'ai acheté pour ce D.520 la gamme Model Master, avec le Khaki, le terre de Sienne, le bleu/gris clair et le bleu/gris foncé. Je commence par le plus claire jusqu'au plus foncé, en diluant bien à 1 bar. L'appareil choisit est celui basé au Luc du GC III/6. Les bords du camouflage ne sont pas francs, et inutiles aussi de respecter scrupuleusement les motifs, les français semblant à cette époque se laisser aller à peu de rigueur...

Une fois la peinture terminée, on devrait passer une couche de vernis brillant, sauf que là, y'a un truc qui cloche ! En effet, en comparant avec des photos couleurs, le bleu/gris du dessous est trop clair tout comme celui de l'extrados qui flash vraiment trop par rapport au reste du camouflage. En comparant après coup les 2 bleu/gris aux photos et à un nuancier, je me rend compte que le bleu/gris clair est inutilisable car trop clair, tandis que le bleu/gris foncé est lui utilisable pour l'intrados (en lieu et place donc du bleu/gris clair). Il a donc fallu remplacer le bleu/gris de l'extrados par un gris plus adaptés. J'ai fini par en trouvé un très proche, mais pour ce qui est de la référence.. oubliée. Désolé ! Donc, une fois les correctifs de peinture terminés, nous voilà cette fois-ci avec un avion plus réaliste. Maintenant, on passe une couche de vernis brillant (du Klir comme d'hab au pinceau) et ensuite on attaque les décals.
Là encore, méfiance connaissant par expérience (une mauvaise d'ailleurs) les planches que Vitachrome a imprimé pour Tamiya. Alors, on commence par une cocarde et la dérive. Pas de surprise, le rouge est une catastrophe, il se détache de la décal de la dérive. La cocarde elle, sous l'effet de l'assouplissant au lieu de se plaquer à la maquette, a les bords qui se soulèvent ! Rien à faire, il faut trouver une autre planche. Là, au secours Aéromaster. Les décals se posent sans aucun problème sauf que... La planche Aeromaster a été faite pour le kit JMGT du D.520, et que les décals des dérives dépassent de plusieurs mm. Pas d'autres solutions que de découper ce qui dépasse, et le pire, c'est que l'identifiant et le constructeur de l'avion sont imprimés directement sur la même décal, et que eux aussi vont passer au cutter !

Faute de patience, j'ai laissé tel quel et j'ai continué. Après avoir patiné la maquette avec l'habituel jus noir et fait quelques éraillures (pas très réalistes à mon avis, ayant eu des problèmes avec la sous-couche alu), j'ai revernis en satin (Aeromaster). Ensuite, on peut coller les trains d'atterrissage, les volets, l'hélice ainsi que les gouvernes. On met en place le siège et le collimateur, et voilà notre maquette terminée.

En résumé, un très beau kit du D.520, certes perfectible au niveau de l'habitacle. Seul gros défaut, la mauvaise qualité des décals.

  

 

Documentation utile :