Mirage F-1B

 

Informations :

Echelle :

1/48
Marque : FM
Nombre de pièces : plus de 100
Référence : 6018
Type : plastique injecté + résine + métal photodécoupe + vacuform
Lignes de structures : en creux

 

La maquette :

FM nous livre là une boite bien remplie de plastique injecté, résine, métal et photodécoupe.

En plastique injecté, vous trouverez les 2 demi fuselages, planchers de cockpit, parois, ailes, profondeurs et divers petits accessoires.
La gravure aura besoin d'être reprise par endroits, surtout sur le dessous du fuselage. Il faudra prévoir de longues séances de préparation pour faire disparaitre les défauts de moulages. Prévoir un ponçage de toutes les surfaces à peindre pour faire disparaitre l'aspect granuleux du plastique, et du mastic pour rattraper les retassures..


En résine, FM fournit les sièges, planches de bord, roues, casquette de tableau de bord, tuyère et puits de trains principaux. La résine comporte quelques bulles, mais rien de méchant : elles sont visibles uniquement par transparence. Sur mon exemplaire, seul une roue présente un réel défaut de moulage (difficilement rattrapable) ainsi que la planche de bord (ne gêne pas réellement).

Coté métal, vous aurez les jambes de trains, aérofreins et manches. Déjà, nous avons 2 pelles d'aérofrein quelques peu différents.... cela promet surement de devoir les courber correctement (le métal est souple).. voir les refaire. Pour l'ensemble, prévoyez beaucoup de préparation pour pouvoir utiliser ces pièces.

La planche de photodécoupe apporte elle de quoi correctement agrémenter les planches de bord et parois, ainsi que les sièges. En ce qui concerne les sièges, à part pour la partie haute, aucune explication n'est donnée quand à l'utilisation de la photodécoupe sur la notice. Quelques pitots sont aussi fournis.

2 jeux de verrière thermoformées sont fournis : elles sont bien épaisses et surtout semblent avoir été moulés sur des master poli au grain 80...

L a planche de décal est bien imprimée et permet de faire 7 appareils.

La notice quand à elle est suffisament claire pour l'ensembe des étapes (montage, peinture, déco).

Voilà une maquette originale, très bien détaillée, mais qui nécessitera un gros travail de préparation et à la vue de quelques assemblages à blanc, il faudra prévoir patience, mastic et papier de verre. Si tout le kit nécessite pas mal de préparation mais rien d'insurmontable,il est quand même extrèmement désagréable d'avoir une telle verrière.

Montage :

Ce n'est pas le tout, mais c'est qu'il faut assembler tout ça !

Perso, j'ai commencé par dégrapper toutes les pièces en injecté et par faire une bonne séance de ponçage pour faire disparaitre l'aspect granuleux du plastique. Ensuite, place au mastic pour reboucher toutes les retassures... Ensuite seulement, attaquons le montage proprement dit.

Commençons par le cockpit.
Il faut tout d'abord préparer les pièces en injecté (baignoire et parois), faire des tests pour vérifier l'assemblage et une mise en place correcte dans le fuselage. C'est long, très long, car on constate vite que le fuselage ne ferme pas si on affine pas assez l'ensemble et si on ne retravaille pas les ergots de positionnement des baignoires. Un fois cette partie achevée, on colle la photodécoupe simulant les instruments.

Les planches de bord en résine nécessiteront moins de travail d'ajustage (moins... mais elles on nécessiteront quand même) : là encore, essais à blanc pour voir si ue fois en place, le fuselage ferme. Quand les ajustages sont correctes, on peut coller la photodécoupe. Quelques ajouts de cables et manettes en étiré, puis l'ensemble recoit ensuite une couche de noir pneu (que je préfère au noir). Un brossage à sec, une mise en couleur des divers boutons (conformément aux photos) et le tour est joué.


Siège en cours....

Il faudrait ensuite rajouter les manches et les sièges. Pour les manches, un peu de préparation (ils sont en métal blanc... donc d'aspect pas très lisse) avant une mise en peinture. Pour les sièges, ils sont très beaux et conformes à la réalité. Il restera juste à rajouter le brêlage en photodécoupe. La manipulation n'est pas compliquée en soit, mais l'absence de notice et d'instructions à ce sujet, et la complexité du brêlage font qu'on y passe beaucoup de temps pour avoir quelque chose correspondant à la réalité.

Il faudra refaire un boitier qui n'est pas fournit par FM sur la planche avant (à la base du collimateur, non visible sur cette photo mais visible terminé juste en dessous).

J'ai rajouté quelques éléments manquants sur la planche et la casquette (fils, boitiers).


Le cockpit terminé, il faut s'occuper de la mise en place des baies de trains. Devant, pas de problème particulier. Pour les puits principaux, ça se gatte. Commencez par trouver du papier de verre grain 50, une bassine et beaucoup de patience. Pourquoi ? Essayez des assembler avec du scotch. C'est fait ? Maintenant, essayez de fermer le fuselage... Bon, maintenant, inutile de râler, il faut poncer, gratter, limer.

Deux heures et quelques jurons plus tard... vous devriez enfin pouvoir fermer le fuselage. Ouf.... Maintenant, en avant pour mastic. Là, vous pouvez y aller gaiement...
Le fuselage est fermé, collé et préparé. Il faut mettre en place les entrées d'air.. pas trop compliqué cette fois, mais prévoyez du temps et du mastic.
Ensuite viennent les ailes. Là, c'est autre chose... prévoyez dans ce cas un amaigrissement conséquent des pions de centrage, un demi kilo de mastic accompagné de plusieurs feuilles de papier de verre, et les jurons qui vont. Sérieusement il s'agit d'un sacré galère, surtou à l'instant du collage, ou toute mauvaise position de l'aile ruine tout votre travail. Donc, patience, il faut y aller progressivement, et on y arrive.
On regrettera la piètre représentation du phare de police... Je m'en sui rendu compte trop tard pour faire mieux qu'un simple coup d'aluminium juste pour faire genre.

La dérive : il faut découper (quelle idée ?!!) les emplacements des antennes et rapporter des pièces.... pénible, long pour redonner une forme correcte et en plus, il faut affiner les antennes... (voir ci-dessous). La partie mobile de la dérive est actionnée par une petite tige qu'il conviendra de représenter en plastique étiré (c'est simple à faire, alors, pourquoi se priver ?).

Le nez, que vous aurez pris la peine de lester (on ne sait jamais) sera collé, mastiqué (sur toute la surface dans mon cas pour cause de disgracieuses retassures) puis poncé. La pointe, en métal blanc, sera montée le plus tard possible afon d'éviter de la casser.


Attention : l'aération à rapporter sur l'intrados le plus en avant a une forme erronée.. il faudra arrondir la partie avant.

Les verrières :
C omme dit plus haut, la qualité laisse désirer. N'essayer pas de pâte à polir dessus... elles blanchissent et perdent irrémédiablement leur "limpidité" (heureusement qu'il y en a 2 jeux !). Un trempage dans le Klir puis séchage limitera les dégâts et donnera un résultat acceptable.
Nous attaquons là un point réellement complexe du kit (selon moi). Si on présente les verrière selon le découpage (3 pièces : pare brise, verrière avant ouverte, bloc arrière), rien ne jointe. J'ai finit par opter pour un découpage complet pour avoir la configuration postes avant et arrière ouverts. Le pare brise nécessitera le plus de travail. la forme est erronée : le pare brise ne descend pas assez bas et la forme est fausse ; sans parler des joints monstrueux qu'il faudra boucher à grand coup de mastic et cyano.
La partie centrale de forme simple ne pose quand à elle aucun problème.
Les parties mobiles ne seront pas trop problématique puisque ouvertes. il faudra juste rajouté des triangles pour simuler les fixations comme sur le vrai et surtout assurer une surface de collage suffisante à notre échelle... elles seront mises en place à la fin du montage. J'ai rajouter les différents rétroviseurs, fait en carte lpastique (et qu'on aurait apprécier de trouver en photodécoupe dans le boite) ainsi qu'une poignée sur la verrière avant, très visible).

 

Avant la peinture, il faut encore rattraper toute la gravure disparut au fil des divers masticage...
Il faut creuser le phare devant la trappe de train avant (on le rebouchera à la fin de la peinture avec du Kristal Clear).

Il est temps d'attaquer la peinture... une couche d'apprêt gris neutre permet de repérer les éventuels défauts... Bon, si vous avez travailler aussi bien que moi, vous pouvez ressortir le mastic et le papier de verre / micromesh... des défauts, j'en vois de nouveaux pleins.
Quand l'état de surface vous semble suffisamment propre (je ne peux employer le terme parfait tant le plastique était truffé de défaut au départ...), vous pouvez commencer par l'arrière près de la tuyère dans les teintes métalliques adéquates. Ensuite, place au bleu. Difficile de trouver le bleu parfois... si on regarde les photos, la teinte est très changeant selon les conditions météo et l'état de la machine.
J'ai opté pour un simple intermediate blue de Gunze. Après une couche de base, il est repris éclairci ou assombri selon les endroits de l'appareil. J'ai rajouté du bleu à la teinte de base pour accentuer cette couleur en passant finalement un voile léger.
Pour le dessous, de l'aluminium Model Master non lustré.

Attention : selon l'appareil choisit et la période, le cône de parachute est peint de différente façon, et la limitation bleu / aluminium est différente. J'ai à la fin du montage aussi remarqué qu'a cause des rails de bouts d'ailes, les 2 feux de positions initialement sur le bord ont été déportés sur 4 protubérances (un pour l'intrados, l'autre pour l'extrados, et ce sur chaque elle).

Une fois la peinture faite te le vernis brillant passé(je passe sur les divers gris des antennes, noir du nez etc..) il faut poser les décals. J'ai choisit de représenter le N°520 utilisé par la patrouille Voltige Victor codé 33-FJ.
Il a fallut que je récupère sur diverses planches les codes pour faire l'appareil que je désirais représenter. Ensuite, il a fallut poser les divers stencils... là, c'est sport. Après avoir massacré une bonne partie de la planche FM (décals qui se déchirent et qui ont une fâcheuse tendance à faire du silvering malgré une surface bien brillante et lisse), je me suis rabattu sur du Carpéna... qui pour certaines planches n'étaient guère mieux.
Enfin, je suis arrivé tant bien que mal à tout mettre.

Le gros problème a été de faire ces lignes rouge... en décal, un vrai massacre... après plusieurs tentatives au pinceau, j'ai finit par abandonner et me résoudre à faire à la bande cache + aérographe. Le résultat est plutôt correcte (bien plus satisfaisant que les décals), masi c'est très long à mettre en oeuvre.


Un premier essai au pinceau, bof (comme la photo....) :

Du coup, on découpe :

On pose :

On peint :

Résultat :

C'est mieux.... On continue comme ça alors.

Pour les profondeurs, c'est plus simple :

Une fois tout ça fini, on patine (jus sombre dans les lignes, quelques traces de pastel). Ensuite, vient le moment des finitions.



Trappes et trains : un grand moment de stress.. et d'énervement je dois avouer. Les trains en métal blans ne sont vraiment pas jolis. Certaines pièces sont tellement tordus que toute tentative de les redresser semble voué à l'échec. J'ai donc refait quelques bouts en carte plastique. Il a fallut poncer, limer, nettoyer tout l'ensemble. Rajouter les nombreuses durites qui courent le long des jambes.


Vient ensuite l'assemblage des pièces entre elles.... la forme des trains principaux du Mirage F-1 et la disposition des roues (2 par train) fait que c'est plutôt complexe, surtout avec des pièces possédant des défauts de forme. On rajoute un maximum de durites.
Il a fallut tricher pour avoir quelques chose de symétrique, et surtout une assise correcte de la bête (perçage dans certaines roues d'un trou pour décentrer l'axe).
Surtout, soyez vigilant. Autant jusque là, c'était du travail casse pied mais pas compliqué, là, c'est un des 2 points réellement compliqués du kit selon moi.
A noter qu'une des roues en résine de mon kits présentaient des défauts de moulages irrécupérables. Un simple mail à FM à permis d'en obtenir gratuitement un nouveau jeu. Je les remercie au passage pour leur réactivité.

Il faut ensuite mettre les trappes de train en place... 3 trappes par train principal.... au sol, la configuration est en général une seule ouverte... C'est théoriquement possible de le faire sur la maquette, dans la pratique, j'ai franchement abandonné tellement l'ajustage était laborieux.

La tuyère peut se travailler comme un élément totalement indépendant et être mise en place à la fin de l'assemblage. J'ai peint l'intérieur en métal brûlé, puis un brossage à sec des éléments les moins visibles en aluminium, ensuite, quelques voiles de marrons à l'aérographe permettent d'avoir l'effet patiné désiré. Prévoyez un petit amaigrissement du diamètre de la tuyère pour pouvoir la mettre en place dans le fuselage.

Les aérofreins.... Difficile de les représenter fermés. Difficile de rattraper la forme des pièces, car si on peu "facilement" les ramener à la taille des emplacements, leur donner la forme correcte pour bien correspondre à celle du fuselage débouchera sans nul doute à de la casse. Il a fallut affiner à la grosse lime les 2 parties joignant le fuselage.

Finalement que dire de ce modèle ? Il est difficile et plutôt piégeux : on a vite fait si on n'anticipe pas les difficultés de faire une bêtise irrémédiable (verrière, trains). Quand on attaque ce kit, il faut partir dans l'idée qu'il demandera travail et patience, beaucoup de préparation des pièces et d'ajustages. A part le problème de raccord pare brise / fuselage qui est faux et non corrigeable sans faire nouveau pare brise à partir d'un nouveau moule, le kit est sain et on obtient un beau résultat sans modification lourde.

Mon reproche principal sera en fait le rapport qualité / prix. Je conçois que nous avons affaire à ce que l'on appelle du short run, mais le prix reste selon mois prohibitif face à la somme de travail à fournir. Pour ma part, j'aime beaucoup le Mirage F-1, mais si je ne l'avais pas acheté à moitié prix d'occasion, je ne m'y serais jamais frotté : si le prix étant un peu inférieur, ou la qualité des pièces un peu supérieur, je pense qu'on en verrait beaucoup plus sur les tables d'exposition.

On voit bien ici le défaut au niveau du pare brise, qui ne descend pas assez bas...

 

 

Documentation utile :

Photoscope Mirage F-1B