Breguet 693
GBA II/54 3 ième escadrille

Par Franck Martin

Informations :

Echelle :

1/48
Marque : Fonderie Miniature
Référence : 5004
Type : plastique injecté + résine + métal photodécoupé
Lignes de structures : en creux

 

Historique :

Conçu à partir de 1936 par l'ingénieur Georges Ricard, l'appareil était initialement pensé comme un chasseur triplace (C3). Le premier appareil, le bréguet 690-01, construits sur fond propres a effectué son premier vol le 23 avril 1938 (pilote Maurice Claisse, mécanicien Georges Avrard. Le premier développement de la cellule aboutit au bréguet 691 qui était la version de série du prototype 690 mais défini dans sa version d'assaut bombardement AB2 (biplace). Le développement bréguet 693 est principalement issu du changement de motorisation (passage au Gnôme et Rhône 14 Mars 6/7) et l'installation des moteurs " twin wasp " donna naissance à la dénomination bréguet 695. Il n'y a pas eu de développements ultérieurs du concept en raison de l'occupation allemande. Aucun appareil de cette famille, pourtant très homogène et très prometteuse, ne survivra au conflit et la plupart des documents furent détruits.

Les performance officielles du bréguet 693 AB2 étaient les suivantes :

Vitesse maximum au sol : 360 km/h
Vitesse à 4000m : 460 (495) km/h (avec échappements propulsifs)
Vitesse à 5000m : 480 km/h
Temps de montée à 4000m : 8'30 sec
Plafond pratique : 9500m


Construction :

La maquette Fonderie Miniature est de type short run multimatériaux. Entendez par là que vous trouverez en soulevant le couvercle de la boite du plastique injecté, du plastique thermoformé pour les pièces transparentes, de la résine, des pièces en white métal, une superbe planche de photodécoupe et bien entendu une petite mais très belle planche de décals.


Une fois n'est pas coutume nous commencerons par poncer l'ensemble des pièces en plastique injecté au papier de verre 600 puis à la laine d'acier afin de conférer au plastique un fini un peu plus lisse. Puis nous commençons le montage proprement dit par les partie transparentes. Nous avons débuté la construction par refaire les hublots latéraux en boite de coton tige transparente en raison de protubérances sur les dits hublots thermoformés. Puis on assemble temporairement les deux demi fuselage à l'aide de bande adhésive et on retravaille l'ouverture correspondant au cockpit de façon à la faire correspondre au mieux aux dimensions de la verrière. Pas de panique ce n'est pas parfait et il y a peu de chance que ce le soit, une petite touche de mastic sera nécessaire ultérieurement.
Nous pouvons alors reprendre un montage des plus classique en aménageant d'abord l'intérieur de fuselage. Nous laissons de côté pour le moment le " siège " du mitrailleur ainsi que les chargeurs de mitrailleuses et les armes. Ceci dans l'optique d'un masquage de ce même poste par remplissage avec de l'essuie tout. Il nous suffira de coller ces éléments en fin de montage après la phase de peinture.
L'ensemble de l'intérieur du fuselage est peint dans une teinte bleu foncée obtenue par mélange de bleu et de noir dans des proportions qui nous plaisent. Un léger brossage à sec argent (humbrol 11), des touches de couleurs sur les boutons et manettes et il ne nous reste plus qu'à installer le gros phare d'atterrissage et le tableau de bord.



Nous refermons ensuite le fuselage. Nous commençons par aligner le nez de l'appareil puis nous collons le reste du fuselage. Le collage se fait en force puisque le fuselage a une fâcheuse tendance à vouloir bailler, l'heure tardive ? Nous préférons ne pas forcer sur la partie centrale et combler l'espace laissé libre à cet endroit avec de la carte plastique. Prévoyez ensuite une bonne séance de masticage car si le plastique FM est très agréable à travailler il ne fond pas trop au collage, impossible donc de former des bourrelets lors du collage. Il suivra une longue séance de ponçage, polissoir à ongle et papier 600.
Pendant que le mastic durcit nous avons attaqué le collage des demis ailes. Contrairement à ce qui est annoncé sur la notice il n'est pas nécessaire d'enlever les parties hachurés. Nous rapportons ensuite les ailes au fuselage en essayant de respecter le dièdre (5°) grâce à une mesure complètement pifométrique. Laissez reposer une nuit et combler les joints de mastic, poncez et regravez les limites des caissons de réservoirs.
Il reste alors à rapporter les nacelles moteurs, en veillant à les placer verticalement. Il ne faut pas les placer sur les ailes avant de coller ces dernières car en raison du dièdre nous obtiendrions des jambes de trains qui seraient inclinées par rapport à la verticale. Nous collons les différentes pièces constituant la queue de l'appareil puis encore une fois mastic et ponçage.



On installe à ce stade les parties vitrées que sont la verrière du pilote et les trappes de la soute à bombe. Prévoyez une longue séance d'ajustement/masticage/ponçage pour la soute à bombe et également pas mal d'ajustement pour la verrière du pilote. Si comme l'auteur de cet article, moi, vous n'êtes pas doué avec les pièces thermoformées ce sera une épreuve.
Le montage est alors presque terminé et nous installons les échappement en photodécoupe ainsi que les jambes de trains avant de passer à la peinture de l'appareil.







Peinture et décoration :

Nous commençons par appliquer une couche d'alcladII white aluminium, faute de model master metallizer. Nous appliquons ensuite les teintes dans l'ordre suivant, gris bleu clair, gris bleu foncé, vert et marron le tout à main levé.
Un coup de vernis brillant et nous posons les décals de la boite. Une seconde couche de vernis brillant est appliquée avant de passer un jus noir sur l'ensemble de l'avion. On reprend alors les panneaux de l'avion en éclaircissant leur centre et en passant un léger voile de tamiya smoke sur les lignes de structure essentiellement sur les parties de l'appareil les plus exposées aux intempéries et au soleil. On réalise les traces laissées par les gaz d'échappements, on réalise quelques éraillures et on fixe le tout sous une couche de vernis mat.
On installe alors les éléments laissés de côté, hélices et roues et on reprend les traces d'échappement à l'aide de pastels gris clair pour éclaircir le centre des traces, on applique du pastel couleur chair sur le fuselage.
On démasque les parties vitrées et on termine l'assemblage par le collage des éléments les plus fragiles antennes, armes, masselottes et prise d'air sur les capots moteurs.



La maquette représentée ici a appartenu au GBII/54, troisième escadrille. Cette escadrille a participé à la dernière mission de guerre le 20 juin 1940. Deux missions ont été menées ce jour là dans le nord du département de la Vienne alors même qu'une directive du 18 juin interdisait toute mission de bombardement au dessus du territoire français.


Cet avion a une ligne superbe, associée à l'un des insignes les plus beaux, escargots volants, il aurait été vraiment trop dommage de ne pas s'essayer à reproduire cet appareil dans une livrée de combat.

Conclusion :

Cetet maquette FM n'a rien d'insurmontable et toute personne capable de monter une maquette tamiya, hasegawa et consoeurs peut monter une maquette FM. Il faut simplement plus de temps et de précautions. Malheureusement on ne voit que trop rarement cet avion sur les tables d'exposition.
Ce modèle est loin d'être parfait mais il est original et méritait que j'essaie de le réaliser correctement.

Je tiens à remercier Stéphane Marignac pour la réalisation des insignes de l'unité, escargots volants, et peut être qu'il nous gratifieras bientôt d'un magnifique bréguet 693.